{James BOND}

Vendredi 19 décembre 2008 *

 

 
Logo de la série James Bond.

James Bond, également connu par son matricule 007, est un personnage de fiction créé en 1953 par l'écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming. Espion des services secrets britanniques et grand séducteur, James Bond est rapidement devenu un personnage célèbre et apprécié du public. Après la mort de Fleming en 1964, les aventures de Bond furent successivement écrites par Kingsley Amis (sous le nom de Robert Markham), John Gardner et Raymond Benson. De plus, John Pearson a écrit une biographie imaginaire de James Bond et, comme John Gardner et Raymond Benson, Christopher Wood a rédigé les novélisations de ses propres scénarios de films de James Bond.

Depuis 1962, James Bond a fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques. Quoique déjà reconnu du temps des romans de Fleming, c'est la longue série de films d'EON Productions qui en a fait un authentique mythe contemporain. Avec plus de vingt films en plus de quarante ans, celle-ci constitue l'une des plus longues sagas cinématographiques. Quelques productions indépendantes mais officielles mettant en scène James Bond furent aussi tournées.

L'agent secret a également été décliné en bande dessinée, en jeu vidéo, en jeu de rôle et en jouets.

Depuis 2005, Charlie Higson rédige une série de livres sur la jeunesse de James Bond. En juillet 2007, il a été annoncé que Sebastian Faulks serait l'auteur du nouveau livre ayant James Bond pour héros : Le Diable l'emporte, prévu pour le 4 juin 2008.

 

Genèse

Création

James Bond fut créé le mercredi 15 janvier 1952 à 9 heures (heure jamaïcaine, soit 15 heures heure française), par le journaliste britannique Ian Fleming, qui fut également espion au cours de la Seconde Guerre mondiale, pendant ses vacances dans sa propriété en Jamaïque, Goldeneye. Pour baptiser son personnage, Ian Fleming reprit le nom d'un ornithologue, James Bond, dont il lisait l'ouvrage Birds of the West Indies. À ce sujet, Fleming annonce qu'il voulait simplement que le nom et le prénom soient le plus simple possible. Fleming prétend avoir créé James Bond pour se remettre du choc de son mariage, à quarante-trois ans, avec Ann Rothmere.

La plupart des biographes s'accordent à dire que James Bond est la projection idéalisée et romancée de Ian Fleming, l'homme qu'il aurait aimé être. Fleming et Bond partagent plusieurs traits physiques (taille, coupe de cheveux, couleur des yeux), apprécient les mêmes repas (œufs brouillés, café), possèdent les mêmes habitudes (boisson, cigarette), aiment les mêmes styles de femmes, ont fréquenté les mêmes écoles, et ont suivi un chemin similaire dans la marine (les deux étant montés au rang de commandant). Certains pensent que le charme sophistiqué de Bond est basé sur Hoagy Carmichael jeune.

Pour ses histoires, Fleming a admis s'être en partie inspiré de son service dans la Naval Intelligence Division de l'Amirauté britannique. Cependant, les aventures de 007 comportent également une grande part d'imagination et de science-fiction où les jolies filles se succèdent, les méchants sont toujours vaincus et où le monde est toujours sauvé par l'agent britannique.

Débuts littéraires

Après avoir terminé le manuscrit de Casino Royale, Fleming autorise son ami (et futur éditeur), le poète William Plomer à le lire. Le livre plaît à Plomer qui le soumet à Jonathan Cape, mais celui-ci ne l'apprécie pas autant. Cape le publie finalement en 1953 sur la recommandation de Peter Fleming, grand frère de Ian Fleming réputé pour ses récits de voyage[3]. Par la suite, chaque aventure de James Bond suivra le même processus de rédaction : prise de notes en automne, rédaction d'un premier jet pendant le séjour hivernal dans sa résidence en Jamaïque, corrections ou refonte en août-septembre, remise du manuscrit définitif à l'éditeur Jonathan Cape, qui le publie en avril de l'année suivante. Seul L'Homme au pistolet d'or ne connaîtra pas la phase de révision et mise au point, Ian Fleming étant mort entretemps.

Le premier tirage de Casino Royale, à 4 750 exemplaires, sort le 13 avril 1953 et met un mois pour s'écouler. Si la critique reçoit bien l'ouvrage, le succès reste faible. En juin 1954, les ventes totales ne s'élèvent qu'à 8 000 unités. En avril 1956, malgré trois ans de présence du héros dans les librairies, Jonathan Cape limite avec prudence le premier tirage des Diamants sont éternels à 12 500 exemplaires.

James Bond est véritablement devenu un personnage célèbre en littérature grâce à deux coups de projecteurs. Le premier en novembre 1956 lorsque le premier ministre britannique Anthony Eden passe trois semaines de convalescence en Jamaïque dans la résidence de Fleming, suscitant une certaine curiosité du public pour l'œuvre du romancier. Le second, plus décisif, arrive le 17 mars 1961 avec la publication dans Life de la liste des dix livres préférés de John Fitzgerald Kennedy, alors nouveau président des États-Unis : Bons baisers de Russie arrive en neuvième position. Le succès en librairie explose du jour au lendemain aux États-Unis, pressant les producteurs d'accélérer la mise en chantier d'une première adaptation cinématographique.

Le nouveau mythe du cinéma

L'adaptation de Bond se fait d'abord sur le petit écran avec une adaptation télévisée de Casino Royale en 1954. Malgré le maigre budget alloué, le feuilleton reçoit un accueil encourageant ; à tel point qu'une série télévisée est un instant envisagée. Intitulée Commander Jamaïca, elle aurait dû mettre en scène un certain James Gunn opérant depuis son yacht dans l'archipel des Caraïbes. Ce projet non abouti conduira Ian Fleming à écrire un script de trente pages, qui sera à l'origine du roman James Bond contre Dr. No.

Dès 1959, Fleming désire vendre les droits de son personnage à divers producteurs de cinéma dont Alfred Hitchcock, James Mason et Cary Grant. Ensuite sort le roman Opération Tonnerre qui aboutit à un procès en 1961. En effet Fleming avait ré-utilisé la trame d'un script rédigé conjointement avec deux autres scénaristes en 1959 pour ce qui aurait pu être la toute première aventure cinématographique de l'agent 007. Au final, c'est le producteur Kevin McClory qui obtient les droits pour l'adaptation cinématographique du roman qu'il utilisera plus tard d'abord pour un film en co-production avec Eon Productions en 1965, ensuite dans un remake indépendant intitulé Jamais plus jamais en 1983.

Finalement, l'adaptation de James Bond contre le Dr. No réalisée par Terence Young sort en 1962 et le succès est suffisant pour poursuivre la série avec la sortie en 1963 de Bons baisers de Russie. Mais c'est Goldfinger en 1964 qui fera exploser la carrière de Bond jusqu'à l'ériger au rang de star internationale en même temps que son interprète Sean Connery.

Fleming n'aura pas le temps de profiter de ce succès. Il décède le 12 août 1964 d'un infarctus à l'âge de 56 ans. À sa mort, il avait déjà vendu 30 millions de romans ; un chiffre qui sera doublé dès l'année suivante.

Après Fleming

Le douzième et dernier roman de Fleming, L'Homme au pistolet d'or, est inachevé. Gildrose Publications demandent à l’écrivain Kingsley Amis qui a rédigé plusieurs études sur James Bond de rédiger un mémento concernant l'ouvrage. Malgré les réticences de la femme de Fleming, Gildrose décide alors d'autoriser Amis à poursuivre les aventures de l'agent secret. En 1968 sort le premier James Bond non écrit par Fleming Colonel Sun mais les ventes ne connaissent pas le succès des livres originaux. Une autre tentative est faite avec Les Aventures de James Bond Jr destiné aux enfants, toujours sans guère de succès et une biographie apocryphe de John Pearson en 1973.

En 1981, la famille Fleming fait une nouvelle tentative en chargeant John Gardner de poursuivre les aventures littéraires de 007. Cette fois le succès revient et Gardner publie un nouveau roman par an jusqu'en 1995 où lui succède Raymond Benson, premier écrivain qui ne soit pas britannique à reprendre le flambeau, et qui continuera la série jusqu'en 2003.

Depuis 2005, Charlie Higson approche la série par une série de cinq rétro-romans consacrés à La Jeunesse de James Bond dont le premier tome apparaît en tête des ventes dans les pays anglo-saxons.

Sous licence Glidrose, Samantha Weinberg a également commencé en 2005 une trilogie intitulée Les Carnets secrets de Moneypenny et qui devrait se terminer en 2008 pour le centenaire de la naissance de Ian Fleming.

Sebastian Faulks, auteur de romans à succès, a été missionné pour rédiger une nouvelle aventure de James Bond. Prévu spécifiquement pour le centenaire de Fleming et ne constituant pas a priori une nouvelle série mais bien un livre unique. Cet ouvrage, intitulé Le diable l'emporte, est sorti en mai 2008.

Du côté des films, chaque histoire de Fleming a été adaptée jusqu'à Tuer n'est pas jouer en 1987. Par la suite, d'autres films sortent en se basant sur des scénarios inédits jusqu'à Quantum of Solace en 2008.

Présentation

 
Le smoking, un costume souvent associé à James Bond.

James Bond est un espion des services secrets britanniques ayant le matricule 007 (« double-zéro 7 ») : le premier zéro signifiant qu'il a l'autorisation de tuer, le second qu'il l'a « déjà » fait. Bond est commander dans la marine britannique, c'est-à-dire capitaine de frégate, mal traduit dans la version française des films par « commandeur » ; il fait partie des troupes de la Royal Naval Reserve. Il est décoré de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges.

Tout au long des livres, la description physique de Bond reste assez cohérente : une carrure mince, une cicatrice verticale sur sa joue droite (absente des films), des yeux bleu-gris, des cheveux noirs et courts, une mèche tombante sur le front, et, après le livre Casino Royale, la cicatrice de la lettre cyrillique Ш (SH pour Shpion : espion en russe) sur le dos de l'une de ses mains tracée par un agent du SMERSH. Dans le livre Bons baisers de Russie, il est écrit que Bond mesure 1 m 83 de haut et pèse 76 kg.

Bond est dépeint comme quelqu'un de très intelligent. Dans Goldfinger, il calcule dans sa tête combien de camions sont nécessaires pour transporter tout l'or de Fort Knox, et combien de temps l'or devrait être radioactif si la bombe d'Auric Goldfinger explosait. Dans Casino Royale, il montre son aptitude à calculer les probabilités de draws d'un jeu de carte dans un tournoi de poker. Dans les films, le « génie » de Bond est d'ailleurs devenu un running gag durant la période Roger Moore, la blague disparut lorsqu'il fut remplacé par Timothy Dalton.

À l'écran, il est connu pour se présenter par la phrase « Mon nom est Bond, James Bond » dès qu'il en a l'occasion, une réplique devenue culte, et pour commander sa vodka-martini « au shaker, pas à la cuillère. » Il est généralement vêtu d'un smoking (l'habit qui le caractérise par excellence), et porte souvent une montre-bracelet.

Bond présente une certaine maîtrise de la majorité des sports, notamment la boxe, le judo, l'escrime et le ski. De plus, il a une pratique suffisante du golf, ce qui lui donne une certaine classe. En plus de l'anglais, il parle couramment plusieurs langues, dont l'allemand, le russe, le français et le japonais[4].

Enfin, Bond est connu pour être un séducteur invétéré. La plupart des femmes qu'il rencontre finissent tôt ou tard par lui céder, qu'elles soient dans son camp ou non. Sexiste, James Bond s'attache rarement aux femmes et en change à chaque mission. Il se marie malgré tout une fois mais son épouse Tracy est assassinée juste après la cérémonie. Il est d'ailleurs courant que ses conquêtes perdent malencontreusement la vie parce qu'elles se trouvent mêlées à son aventure, mais il n'en semble jamais très affecté, n'étant pas du genre à révéler sa souffrance.

Psychologie

James Bond est le type même de l'homme qui côtoie la mort à tous les jours. S'il lui est permis de tuer, il est, lui aussi, l'objet constant de haines assassines. Ian Fleming voyait en Bond un homme quelquefois tourmenté. Ce n'est guère le cas dans la série de films tournés par Sean Connery et Roger Moore. Timothy Dalton essaiera de redonner une image plus fidèle au modèle de Fleming. Sa réussite artistique fut indéniable, mais cette image de Bond ne fut pas populaire au cinéma, et on passa vite à un autre acteur, en l'occurrence Pierce Brosnan.

James Bond est condamné à vivre au quotidien. Il ne regarde pas l'avenir (à l'exception de l'épisode de son mariage dans Au service secret de Sa Majesté), mais souffre du passé. Jamais le James Bond du cinéma ne montre de crainte de la mort, à une seule exception près : dans toute la série de films on l'entendra crier « Au secours » (Help), dans la version originale anglaise d'Opération Tonnerre (cri traduit par « Eh ! » dans la version française).

Tout plaisir lui tombant sous la main fait l'objet de convoitise, il ne recule devant aucun bon repas, aucun alcool de qualité, et surtout, aucune belle femme. Le sens moral de Bond défie toutes les théories du bien. On comprendra que sa justification se trouve dans son risque routinier de mourir. Pourtant, James Bond peut se mettre en colère ; il y a des choses qui sont « mal » même pour lui, et on observera ce trait de caractère depuis le premier jusqu'au tout dernier film. Il s'agit d'une des rares constantes dans le personnage de Bond à travers les acteurs. Le mal se divise en deux points très simples. D'une, on ne tue pas une femme, sauf en cas de légitime défense. Et de deux, on ne tue pas un agent de l'Intelligence Service ou un ami de Bond (Felix Leiter). En observant la réaction de Bond, campé aussi bien par Sean Connery, Roger Moore, George Lazenby, Pierce Brosnan, Timothy Dalton ou Daniel Craig, on reconnaîtra toujours cette perte de contrôle de soi chez Bond.

Biographie

Divergence sur l'année de naissance

Hormis dans la série La Jeunesse de James Bond, l'âge de Bond est rarement défini dans les films ou les livres. Son âge se situe approximativement au niveau de la quarantaine. Beaucoup de biographes de Ian Fleming s'accordent à dire que celui-ci n'avait jamais pensé écrire autant d'aventures de James Bond et qu'il a dû « bricoler » la vie de Bond et changer les dates pour s'assurer qu'il possédait l'âge approprié pour le service. Les acteurs qui ont incarné Bond à l'écran avaient des âges variés : George Lazenby n'avait que 29 ans dans Au service secret de Sa Majesté, tandis que Roger Moore avait 57 ans dans Dangereusement vôtre, son dernier James Bond.

Dans sa biographie fictive sur l'agent secret, John Pearson donne à Bond la date de naissance du 11 novembre 1920[note 1], mais Fleming n'a jamais laissé entendre cela dans ses livres. Par contre, le roman On ne vit que deux fois fournit deux indices indiquant que l'année de naissance serait 1924. Dans l'histoire, pensant que celui-ci est mort, M écrit sa nécrologie où il indique que Bond a quitté l'école à 17 ans pour rejoindre le Ministère de la Défense en 1941 en se donnant 19 ans. Si Bond avait 17 ans en 1941, alors il serait né en 1924. De plus, Tiger Tanaka, le chef des services secrets japonais, dit que Bond est né l'année du Rat ce qui soutient l'année 1924. Cependant, dans Moonraker, Fleming écrit que l'âge de Bond est de 37 ans, ce qui signifierait probablement qu'il est né en 1918, lui en donnant 34 dans Casino Royale.

Plus complexe, John Griswold dans son livre autorisé Ian Fleming's James Bond: Annotations and Chronologies lui donne la date de naissance du 11 novembre 1921. Griswold note que l'entrée de Bond au Ministère de la Défense est à l'origine daté dans le manuscrit de Fleming à 1939 et plus tard retardé à 1941. Griswold s'est un moment disputé pour que Bond ait rejoint l'Amirauté en 1939 (la même année que pour Fleming) et que 1941 soit l'année repère de son recrutement dans une organisation plus tard rattaché au Ministère de la Défense par Fleming. Griswold pense qu'un tas de détails dans la chronologie de Bond prennent plus de sens avec l'année originale de 1939. Par exemple, ses parents étant morts quand il avait 11 ans, Bond avait donc 11 ans du premier janvier au 10 novembre 1933 si l'on admet qu'il est né en 1921. Dans Casino Royale, 1933 est mentionné comme l'année où Bond a « acheté » sa première Bentley. Puisque toutes les années de naissance envisagées font que Bond était trop jeune pour acheter sa Bentley, un scénario plus probable serait qu'il en aurait hérité au décès de son père.

Griswold présenta son idée à Ian Fleming Publications en février 2003. La compagnie s'inspira de cette version pour la série La Jeunesse de James Bond où Bond est un adolescent des années 1930 dont l'auteur Charlie Higson indique qu'il est né en 1920. Dans cette série, la Bentley en question est achetée par Bond en décembre 1933 dans Poker fatal avec l'argent récolté en aidant quelqu'un à gagner à la roulette. Auparavant, Bond avait hérité d'une Bamford & Martin Sidevalve Short Chassis Tourer vers Pâques 1933 de son oncle Max.

Tout comme son année de naissance, son lieu de naissance est aussi source de débat. Selon John Pearson, Bond est né à Wattenscheid, une petite ville près d'Essen en Allemagne. Charlie Higson, dans Opération Silverfin, déclare que Bond est né en Suisse.

Jeunesse

James Bond est le fils d'un Écossais, Sir Andrew Bond of Glencoe, et de Monique Delacroix, une Suissesse du canton de Vaud. Leurs nationalités sont établies dans Au service secret de Sa Majesté. Fleming a accentué le côté écossais de Bond après avoir apprécié le portrait à l'écran de James Bond par l'acteur écossais Sean Connery, tandis que le nom de la mère de Bond s'inspire d'une fiancée suisse de Fleming. Une aventure prévue, mais jamais écrite, de James Bond aurait présenté la mère de Bond comme Écossaise. Selon l'héraldiste Griffon Or, du Collège of Arms, dans Au service secret de Sa Majesté, la famille paternelle remonterait à Norman Le Bond en 1180 dont la devise est Orbis non sufficit (du latin : « Le monde ne suffit pas »), ce qui corrige un peu les origines populaires du patronyme qui signifierait : fermier, paysan, manant.

Bond passe une bonne partie de ses jeunes années à l'étranger, ce qui lui permet de maîtriser parfaitement l'allemand et le français, grâce au travail de son père comme représentant à l'étranger de la firme britannique d'équipement militaire Vickers. À onze ans, Bond perd ses deux parents dans un accident d'alpinisme dans le massif des Aiguilles Rouges près de Chamonix-Mont-Blanc.

Après la mort de ses parents, il part vivre en Angleterre à Pett Bottom dans le Kent chez sa tante Charmian Bond qui achève son éducation. Il entre au Eton College aux alentours de l'âge de 12 ans qu'il quitte au bout de deux semestres à cause de son comportement « présumé » avec une domestique. Dans l'une des nouvelles de Bons baisers de Paris, il raconte cependant avoir perdu sa virginité lors de sa première visite à Paris à l'âge de 16 ans.

Bond quitte Eton pour le collège de Fettes à Édimbourg en Écosse, l'ancienne école de son père où il se fait remarquer pour une aptitude à tous les sports, en particulier la boxe (poids léger). Selon John Pearson et une allusion de Fleming dans Bons baisers de Russie, Bond a aussi étudié un temps à l'université de Genève. À l'exception de Fettes, la présence de Bond dans ces écoles s'établit de façon parallèle à la propre vie de Fleming. Le film On ne vit que deux fois affirme qu'il est diplômé de langues orientales à l'université de Cambridge. À un certain moment, il étudie aussi à l'Université d'Oxford pour apprendre le danois comme il est dit dans le film Demain ne meurt jamais. Bond peut parler plusieurs langues, notamment l'allemand, le français, le russe et le japonais. À plusieurs reprises, il existe des contradictions dans les films et les romans sur les langues qu'il dit connaître.

En 1941, Bond ment sur son âge pour pouvoir entrer dans la Royal Naval Reserve pendant la Seconde Guerre mondiale, d'où il sort avec le grade de commander. Bond conserve son rang alors qu'il est employé dans les services secrets britanniques. Il est promu capitaine dans Gagner, perdre ou mourir de John Gardner mais est redevenu commander depuis les romans de Raymond Benson. Il est aussi devenu membre de la Royal Naval Volunteer Supplementary Reserve (RNVSR) constituée d'officiers avec une grande expérience du terrain.

Au service secret de Sa Majesté

 
Le MI6 est la section du renseignement britannique où travaille 007.

L'époque où James Bond est devenu un agent 00 n'est jamais explicitement située jusqu'à Casino Royale où sa mise en service est éclairée, bien que des références dans James Bond contre Dr. No laissent suggérer l'année 1952. Selon Fleming, après avoir joint le RNVSR, Bond aurait voyagé en Amérique, à Hong Kong et en Jamaïque. C'est à ce moment-là que Bond aurait rejoint une autre organisation comme le SOE, la branche 00 du Secret Intelligence Service ou même devenu commando dans le 30th Assault Unit.

Bond a gagné ses galons dans la section 00 en accomplissant deux missions énumérées dans Casino Royale. La première est l'assassinat de l'expert en chiffrement japonais au 36e étage du RCA Building du Rockefeller Center à New York. La seconde est l'assassinat d'un agent double norvégien, qui avait trahi deux agents britanniques, à Stockholm en le poignardant dans son lit.

Selon Bond, obtenir le numéro 00 n'est pas si dur tant que l'on est préparé à tuer ; Pearson suggère que Bond a tué pour la première fois alors qu'il était adolescent. Dans les films et les livres, l'attitude de Bond envers son travail est la même : il n'aime pas tuer et se protège par des blagues désinvoltes et des remarques impertinentes ce qui est souvent mal interprété comme une marque de sang froid. Dans les films, Bond n'a jamais montré de malaise dans le fait de donner la mort jusqu'à GoldenEye où il semble troublé par la brutalité de son travail tandis qu'il admet dans Le Monde ne suffit pas que le meurtre de sang froid est un sale boulot.

Néanmoins, Bond n'hésite pas à tuer lorsqu'il y est contraint, et commet dans les films des actes qui pourraient être considérés comme des meurtres en d'autres circonstances (par exemple en tuant des ennemis désarmés par vengeance) ou des assassinats politiques. Le James Bond littéraire reste réservé sur son permis de tuer, désobéissant parfois aux ordres en évitant de tuer s'il pense que la mission peut être accomplie d'une autre façon. Bond a aussi un profond dégoût pour ceux qui tuent des personnes sans défense, en particulier si la victime est une femme. Il lui arrive d'abandonner ses vœux envers la nation pour venger la mort d'innocents, comme il l'a fait pour Felix Leiter et sa femme assassinée dans le film Permis de tuer.

Dans les livres et les films, Bond a une attitude cavalière face à sa propre mort : lorsqu'il est capturé, il accepte son sort et espère que le MI6 reniera son existence dans une telle situation. Il montre à plusieurs reprises qu'il sait parfaitement résister à la torture (notamment dans Casino Royale, Le monde ne suffit pas et Meurs un autre jour) sans jamais divulguer une seule information à ses tortionnaires.

Vie privée

Quand il n'est pas en mission, Bond habite à Kings Road dans le quartier de Chelsea à Londres. Son appartement est entretenu par une vieille gouvernante écossaise nommé May, qui est très loyale et très maternelle envers 007. Selon La Jeunesse de James Bond, May travaillait auparavant pour la tante de Bond. Bond n'a presque jamais amené de femme chez lui, cela n'arrive qu'une fois dans les romans, entre Les Diamants sont éternels et Bons baisers de Russie, lorsqu'il vit temporairement avec Tiffany Case et une fois dans les films, dans Vivre et laisser mourir, M et Moneypenny viennent voir Bond à son appartement, ce qui l'oblige à cacher sa conquête du moment dans sa penderie. Selon les livres de Pearson et une allusion dans Bons baisers de Russie, Tiffany s'est souvent disputé avec May et est finalement partie. Dans son appartement, Bond possède deux téléphones : un pour les appels personnels et un téléphone rouge en ligne directe avec les services secrets dont il est dit qu'il sonne toujours aux moments inopportuns.

Avec les femmes, Bond connaît de nombreuses conquêtes mais il s'agit pour la quasi-totalité d'amourette ou d'aventures d'une nuit. Il sort littéralement avec toutes les filles qu'il rencontre, et les abandonne dès qu'elles deviennent un inconvénient. Si son charme chauvin répulse certaines femmes au premier abord, il finit tout de même par leur faire de l'effet comme Holly Goodhead dans Moonraker ou Wai Lin dans Demain ne meurt jamais. Dans les films plus récents, son attitude envers les femmes est plus douce, il respecte le nouveau M qui est une femme (et son supérieur), et quelques femmes comme Elektra King et Paris Carver ont un peu réussi à modifier son attitude.

Dans le film et le livre Au service secret de Sa Majesté, James Bond tombe pourtant amoureux et va jusqu'à se marier mais son épouse, Teresa « Tracy » di Vicenzo, est tuée le jour de leurs noces par son ennemi juré, Ernst Stavro Blofeld ; ce drame le suit plusieurs années. Dans les livres, Bond a sa revanche dans le roman suivant, On ne vit que deux fois, quand par chance il retrouve Blofeld au Japon tandis que le Bond des films attrape Blofeld dans Les diamants sont éternels avec un résultat ambigu. Plus tard, dans le prégénérique de Rien que pour vos yeux, Bond élimine ce qui semble être Blofeld.

Dans le livre On ne vit que deux fois, Bond a un enfant de Kissy Suzuki, bien qu'il n'apprenne jamais son existence dans les livres de Fleming. Dans le livre de Pearson, l'enfant s'appelle James Suzuki. Bond est clairement au courant de son existence dans la nouvelle Le Spectre du passé de Raymond Benson où son enfant lui demande de venir à New York pour une urgence avant d'être tué par Irma Bunt. Le statut officiel de l'histoire est souvent contesté car il s'agit d'une nouvelle rédigée hors de la chronologie de toutes les autres continuations, les propres romans de Benson compris.

Habitudes et préférences

Bond est un fin gourmet qui donne des instructions méticuleuses sur la préparation de ses repas et de ses boissons. Son repas préféré est le petit-déjeuner et il adore les œufs à la coque de sa gouvernante May. La recette de ce plat, surnommé les œufs brouillés « à la James Bond », est écrite dans la nouvelle 007 in New York. Il adore le caviar mêlé à du jaune d'œuf, les soles meunières, les crabes noirs, le gratin de queues de langoustes, les quenelles de brochet et la viande tendre qui se coupe à la fourchette. Pour son « quatre heures », il commande souvent du foie gras.

Bond possède une connaissance impressionnante des alcools. Il apprécie les vins, notamment le Rothschild 47 et le Piesporter Goldtropfchen 53. Il est aussi un grand amateur de champagne comme le Taittinger, le Bollinger et le Dom Perignon. Bond commande toujours une « vodka-martini mélangée au shaker, pas à la cuillère » (shaken, not stirred). Dans le roman Moonraker, il boit sa vodka d'un seul coup, servie avec une pincée de poivre noir ; une habitude prise lorsqu'il travaillait dans la région baltique. Il explique que ce n'est pas pour le goût mais parce que cela entraîne les impuretés dans les vodkas bon marché au fond du verre. En Floride, il préfère déguster un double Old Grandal sec. Il aime aussi le martini Gin et le bourbon. Au cours de ses aventures, Bond aurait consommé 317 boissons, dont 101 whisky, 35 sakés, 30 coupes de champagne et seulement 19 vodka-martinis soit une moyenne d'une boisson toute les sept pages.

Dans les romans de Fleming, Bond est un gros fumeur. En moyenne, il fume quotidiennement une soixantaine de cigarettes, bien que dans certains livres, il essaie de freiner sa consommation afin de pouvoir accomplir certaines exercices physiques comme nager sous l'eau. Il est aussi forcé de réduire son nombre de cigarettes après avoir été envoyé dans un centre de remise en forme par son supérieur dans Opération Tonnerre. Les cigarettes favorites de Bond sont les Morland Specials fabriqués avec un tabac macédonien et avec un contenu plus élevé que la moyenne en goudron de Morlands of Grosvenor Street. La cigarette elle-même porte trois bandes dorées sur le filtre, tout comme le rang de commander de Bond. À partir des romans de John Gardner, Bond passe à des cigarettes avec un taux allégé en goudron issu de Morlands et plus tard de H. Simmons of Burlington Arcade. Dans les films, Bond fume par intervalle selon les humeurs de la société. Dans les films avec Connery, Lazenby et Dalton, Bond est un fumeur alors que les James Bond de Moore et de Brosnan ne fument jamais de cigarettes, bien qu'ils fument occasionnellement le cigare. Dans Demain ne meurt jamais, Brosnan fait la remarque à un Russe qui fume que c'est une mauvaise habitude. La dernière fois que Bond est vu en train de fumer une cigarette à l'écran remonte à

Surki, 2008-12-19 12:35:12
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